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Art : une rentrée qui décoiffe !

Posté le 02/10/2017

 

L’art sous un œil nouveau : tel est le sentiment que nous a laissé notre visite au salon Expo4art qui s’est tenu le week-end dernier à la Halle des Blancs Manteaux dans le quartier parisien du Marais. Le pari du changement était en effet réussi par ce mini salon qui réunissait pour cette 7e édition parisienne soixante-dix artistes peintres, plasticiens, sculpteurs, photographes, designers d’objets... Petite présentation en images…

Des statuettes pétillantes d’humour de Nokat aux paysages urbains d’Adela Burdujanu en passant par les sculptures de bois et de bronze de Cécile Thonus, un nouveau souffle était perceptible le week-end dernier au travers des stands du salon parisien Expo4Art d’automne. Triple regard :

 

Les joyeux collages de Nokat. Tableaux, statuettes, coussins, affiches… tout devient objet de création dans les mains de cette artiste peintre plasticienne dont l’atelier et la galerie sont tous deux installés dans le petit village médiéval de Montpeyroux en Auvergne (voir ici son site web). « Je réalise mes collages en créant moi-même mes propres motifs, explique-t-elle. Je les fais imprimer en grand format sur des affiches que je découpe ensuite en fonction des formes, des couleurs et des ambiances que je veux donner à mes tableaux ou mes volumes »

 

Stand de Nokat au salon Expo4Art d’automne 2017, au milieu une statuette réalisée en collage.

 

 

 

 

 

Tableaux et coussins de Nokat exposés sur son stand le week-end dernier au salon Expo4Art.

 

 

 

 

 

 

Les mystérieuses sculptures de Cécile Thonus. De petits personnages de bronze semblant évoluer sans fin dans des escaliers de bois d’un autre monde : les sculptures de Cécile Thonus sont captivantes (voir ici son site web). Souvent sculptées dans de vieilles pièces de bois ayant déjà leur histoire, c’est le bois lui-même qui inspire d’abord l’artiste : « C’est seulement lorsque je prends le morceau de bois en main que je ressens ce que je vais en faire, précise-t-elle. Et ce, même si parfois je change un peu d’orientation en travaillant ». Quel bois ? « Je travaille très souvent des pièces de vieux chêne issues de la démolition d’hôtels particuliers comme des charpentes ou des poutres. Mais je m’intéresse aussi au cèdre, à l’olivier et à d’autres essences encore… En fait je m’intéresse à tous les bois qui me parlent… ».

 

Sculptures de bois et de bronze de Cécile Thonus exposées sur son stand au salon Expo4Art d’automne 2017.

 

 

 

 

 

Les huiles monochromes d’Adela Burdujano. Les paysages urbains qui occupent ses grandes toiles ont comme des airs de mystère. A la tonalité bleue grise, ils donnent des impressions de rêve en associant un flou irréel à des scènes de vie concrètes ayant pour cadre des rues, des lampadaires, des devantures d’immeubles peints de façon réaliste : « Je fais d’abord des croquis avant de démarrer une toile, explique-t-elle. Puis j’imagine… » Augmentant leur part d’irréalité, les paysages urbains d’Adela Burdujano tendent depuis trois à quatre ans à devenir de plus en plus monochromes (voir ici son site web).

 

Huiles sur toile d’Adela Burdujano exposées sur son stand au salon Expo4Art d’automne 2017.

 

 

 

 

 

 

Huile, sculpture ou collage : l’impression de nouveauté ressentie au salon Expo4Art va largement au-delà de ces trois exemples. Outre la mixité des techniques et la diversité des inspirations, c’est par la réunion de sensibilités artistiques très différentes - et des inventivités qui vont avec - que le salon Expo4Art donne à notre sens cette impression de grande liberté.

 

Andrée Muller

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