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Femmes et créatrices

Posté le 06/03/2018

 

Vous ne connaissez peut-être pas Anne Dhoquois, Sophie Griotto ou encore Pascale Lion. Jeux de société, illustration et bijoux : chacune crée et invente sur son domaine de prédilection. Moins connues dans le monde artistique et littéraire que Béatrice Salomon qui vient d’être nommée directrice adjointe chargée des arts plastiques au ministère de la Culture, ou Christine Orban qui vient de publier le roman « Avec le corps qu'elle a… », ces trois créatrices sont également à notre sens des « modèles féminins » à présenter à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes. 

Bien sûr cette semaine du jeudi 8 mars où l’on célèbre la journée internationale des droits des femmes, on parle beaucoup dans le monde de l’art et de la littérature de Béatrice Salomon et de Christine Orban.

 

La première, vient d’être nommée directrice adjointe chargée des arts plastiques au sein de la direction générale de la création artistique au ministère de la Culture. Son influence est donc désormais non négligeable sur la création artistique puisque le service des arts plastiques détient la responsabilité des politiques publiques en faveur de l’art contemporain, de la photographie, du design, des métiers d’art et de la mode. Ce service qui met en œuvre les actions de soutien à la création et à la diffusion artistiques, en assure également le suivi de la réglementation fiscale...

 

La deuxième personnalité influente du moment est Christine Orban avec la publication chez Albin-Michel de son nouveau roman « Avec le corps qu'elle a... ». A l’heure de l’affaire Weinstein, des #MeToo et autres #BalanceTonPorc, ce roman semi auto-biographique résonne comme une revendication pour l’égalité des droits des femmes. 

 

Des exemples à suivre. Au-delà de ces personnalités, d’autres figures féminines du monde des arts, et de la création en général, peuvent également servir de modèles de professionnalisme, d’audace et de réussite :

 

Anne Dhoquois, conceptrice du jeu de société Unda sur les cultures urbaines.  Diminutif de « underground », Unda est un jeu qui porte sur les habitudes et les modes de vie des cités. Co-créé par Anne Dhoquois, journaliste, et Gaëlle Bidan, passionnée de jeux, Unda a été financé par Kiss Kiss Bank Bank, plateforme de financement participatif via internet : « L'idée de créer un jeu sur cette thématique (les cultures urbaines) est née de ce constat et de l'envie de valoriser cette culture qui, malgré les discriminations dont souffrent les territoires qui lui donnent vie en partie, dépasse les frontières des quartiers et influence la mode artistique,vestimentaire, langagière... partout où des jeunes s'en emparent » (voir ici la suite de la présentation d’Unda par ses créatrices).

Co-créé par Anne Dhoquois et Gaëlle Bidan, Unda est un jeu collaboratif qui peut se jouer de 2 à 6 joueurs (à partir de 14 ans). Il se compose d’un plateau (mais il est possible aussi de jouer sans), d’un dé, de pions, d’un sablier, de cartes défis, de billets … Le principe ? Relever des défis rattachés à quatre univers différents (l'Ecole, La Rue, L'Association, La Maison) en utilisant des « aptitudes » diverses comme dessiner, mimer, savoir, écrire, réfléchir... Le jeu est actuellement en vente sur le site Unda-Game (32€) et dans deux boutiques parisiennes (Scred Boutique et L'Arbre enchanté). 

 

 

 

 

Sophie Griotto, illustratrice et artiste peintre.  Répertoriée dans le livre d’art «100 illustrators » publié par les éditions de livres d’art Taschen, Sophie Griotto compte parmi les 100 illustrateurs et illustratrices du moment au niveau mondial. Cette artiste née en 1975 à Alès dans le sud de la France a démarré sa carrière d’illustratrice en 2003, après avoir travaillé en agence de publicité et s’être lancée storyboardeuse free lance pour, entre autres, dessiner des films de Dior et Jean-Paul Gaultier... Mariant mode, illustration et poésie, elle expose à présent ses originaux et ses recherches graphiques dans différentes galeries : « Mon œil est sensibilisé par la femme contemporaine. C'est en recherchant l'accessoire et l'attitude que j'accentue sa personnalité et son originalité. J'aime définir les contours par le vide. Les reliefs et les couleurs sont mis en valeur par les matières du tissu. J'attache beaucoup d'importance aux motifs et aux plis du tissus », définit-elle ainsi son style sur son site web. Cotée sur la base de données des artistes contemporains Artprice, Sophie Griotto aime beaucoup travailler les encres, le collage et le papier de riz en s’inspirant de l'art africain et des techniques asiatiques.

 

Sophie Griotto : « La danse », techniques mixtes : encre sur papier aquarelle, collages de motifs fleurs peints sur papier japonais, travail des plis à la peinture pour traiter le mouvement. 50x50 cm. Original mis en vente (1600 €) sur la galerie électronique Art Majeur (voir ici).

 

 

 

 

 

Pascale Lion, créatrice de bijoux et enseignante.  Cette architecte d’intérieur de formation qui enseigne à l’ENSAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs) voue une véritable passion à la maille métallique. Depuis 2009, elle développe la collection OOOO qui rassemble objets pour la maison, accessoires et bijoux tous faits de mailles métalliques !  Produites par des machines d’une grande précision, les cottes de mailles utilisées par Pascale Lion sont faites d’acier inoxydable (matériau le plus utilisé), de laiton, de bronze, d’aluminium et de titane. Les anneaux sont soudés et de petite taille : « La maille la plus fine compte plus de 135 000 anneaux par mètre carré… », précise-t-elle sur son site web. Et de fait, des rideaux aux lampadaires en passant par les chemins de table ou les bijoux, la cotte de mailles répond à toutes les exigences désirées, qu’il s’agisse de finesse, de tenue, de transparence, de reflets ou de brillance.

 

Bijoux OOOO Pascale Lion : Lady Mac Beth-Chloé Réjon, porte un collier OOOO, sur une robe d’Azzedine Alaïa en ce moment au théâtre de l’Odéon à Paris.... Spectacle mis en scène par Stéphane Braunschweig.

 

 

 

 

 

Des costumes de théâtre aux films de mode en passant par le ludique, ces trois exemples montrent, outre leur valeur de modèle d’entreprise, que l’une des spécificités de la création contemporaine tient dans la faculté à faire sauter les frontières entre l’art et le monde industriel, le social et le jeu, l’enseignement et l’entreprise... Des compétences que les femmes n’ont aucun mal à revendiquer !

 

Andrée Muller

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