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Les belles surprises de Paris Gallery Weekend

Posté le 04/06/2018

 

Des curieux personnages d’Oli Epp aux ambiances d’un autre monde d’Emily Ludwig Shaffer en passant par le folklore religieux belge de Jan Fabre, les auto-sculptures bleues de Florent Lamouroux ou encore les forêts d’Eloïse van der Heyden : le « parcours Beaubourg » proposé dans le cadre de l’événement « Paris Gallery Weekend » qui s’est tenu fin mai à Paris était riche en découvertes. Zoom sur quelques-unes des réalisations présentées pour l’occasion par les galeries de ce vieux quartier parisien. 

 

Cinq parcours de galeries (Matignon, Beaubourg, Turenne, Saint-Germain, Nord) étaient organisés les 26 et 27 mai derniers pour cette cinquième édition de Paris Gallery Weekend. Cet événement artistique du printemps a été créé en 2014 par Marion Papillon, directrice de la Galerie Papillon fondée en 1989 par sa mère, Claudine Papillon. Cet évènement consiste, entre autres, à organiser deux journées au cours desquelles les galeries d’art partenaires tiennent portes ouvertes. Amateurs, collectionneurs ou simples passants : les visiteurs sont invités à venir aux vernissages des expositions, assister à des ateliers et parfois même à des concerts. Cette année 44 galeries parisiennes ont joué le jeu ! Voici donc les surprises rencontrées dans la petite vingtaine de galeries du « parcours Beaubourg » que nous avons suivi.  

 

 

Toiles de Oli Epp présentées par la galerie Semiose (54 rue Chapon, Paris 3e) jusqu’au 9 juin 2018.

 

 

 

 

 

Né à Londres en 1994, ce jeune artiste diplômé de la City and Guilds of London Art School a déjà participé à une vingtaine d’expositions dans le monde ! Sur ses grandes toiles, d’étranges personnages souvent à la tête démesurée, miment notre vie de tous les jours : « Les œuvres d’Oli Epp sont autobiographiques, parfois sur le ton de la confession, de l’irrévérence et maniant fréquemment le sens tragi-comique. Il vise à révéler la comédie ridicule de certains comportement collectifs, (…) », peut-on lire en présentation de l’artiste dans le guide de cette cinquième édition de Paris Gallery Weekend, petit guide d’ailleurs très pratique qui était mis à disposition dans toutes les galeries dans lesquelles nous sommes entrés ! Le prix des toiles d’Oli Epp ? entre 1000 € et 4000 € suivant le format.

 

 

Tableaux d’Emily Ludwig Shaffer  présentés par la galerie Pact (70 rue des Gravilliers, Paris 3e) jusqu’au 19 juillet 2018.

 

 

 

 

 

Présentée sous le titre « Réalité particulière », c’est la première exposition personnelle d’Emily Ludwig Shaffer. Cette artiste née en 1988 à San Francisco vit et travaille à New York. Elle est titulaire d’un Master of Fine Art de Columbia (New York) et a déjà exposé au Jewish Museum de New York en 2017, à l’Urban Institute of Contempory Arts à Grands Rapids en 2015 et dans différentes galeries américaines. Ses toiles exposées dans la galerie parisienne représentent des lieux d’habitation à l’architecture faussement rationnelle et où, paradoxalement, l’humain n’apparaît que rarement : « Quand j’observe ses tableaux (…) c’est comme si j’avais franchi un pas de porte et que le « doorway effect »(NDR : phénomène neuropsychologique qui consiste à ne plus savoir pourquoi on voulait entrer dans une pièce dès le pas de porte passé)n’opérait pas, car je suis perdue en territoire inexplorable. (…) », extrait du texte de la critique d’art américaine Sarah Cowan cité par la galerie Pact. Prix des tableaux d’Emily Ludwig Shaffer : de 2500 € pour les petits dessins à plus de 6 000 € les grands tableaux.

 

 

 

Tableaux et sculptures de Jan Fabre présentés par la galerie Templon (28 rue du Grenier Saint-Lazare, Paris 3e) jusqu’au 21 juillet 2018.

 

 

 

 

Ensemble inédit de dessins, de peintures et de sculptures, l’exposition « Folklore Sexuel Belge » et « Mer du Nord Sexuelle Belge » a été spécialement conçue par l’artiste belge Jan Fabre pour ce nouvel espace ouvert par la galerie Templon. Né en 1958 à Anvers où il vit et travaille, ce créateur pluridisciplinaire est sculpteur, plasticien, artiste peintre, auteur, homme de théâtre… Pour cette exposition, il « entraine le spectateur dans un voyage délirant à travers l’histoire et l‘héritage culturel belge, explorant les liens complexes entre rituels, paysages, religion et sexualité. Près d’une cinquantaine de dessins dialoguent avec des sculptures - dont certaines monumentales- réalisées à partir d’objets de culte de l’Eglise catholique ou vernaculaires trouvés dans des brocantes (…) », voir icile site web de la galerie Templon pour la présentation complète. Notons aussi que « Ma nation : l’imagination »,la prochaine exposition personnelle de Jan Fabre, se tiendra à Saint-Paul-de-Vance à la Fondation Maeghtdu 30 juin au 11 novembre 2018.

 

 

 

Réalisations d’Eloise van der Heyden présentées par la galerie Catherine Putman (40 rue Quincampoix, Paris 4e) jusqu’au 13 juillet 2018.

 

 

 

 

Intitulée « Private Myths », cette exposition « se veut comme un échange entre le monde extérieur et intérieur, un voyage entre la forêt et le domaine de l’intime » (voir icile site web de la galerie Catherine Putman pour des informations plus complètes). Et de fait, feuilles, fleurs et branchages occupent tout l’espace de la galerie : que ce soit sous la forme d’immenses dessins de forêt occupant des pans entiers de mur, d’aquarelles ou de céramiques, le monde végétal est omniprésent dans les réalisations d’Eloïse van der Heyden. Née en 1983 à New Haven (Connecticut, Etats-Unis), cette artiste d’origine belge est diplômée de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris. Travaillant par un procédé d’empreinte directe, elle explore la forêt comme source de vie. 

 

 

 

Sculptures de Florent Lamouroux présentées par la galerie Isabelle Gounod (13 rue Chapon, Paris 3e) jusqu’au 9 juin.

 

 

 

 

Les moulages en scotch et sacs poubelles de Florent Lamouroux sont étranges. Comme autant de clones de lui-même, l’artiste a moulé son propre corps dans le plastique pour réaliser ces sculptures à taille humaine. Ces auto-sculptures étonnent autant dans leur multiplicité que dans l’étrangeté dérangeante de leur immobilité, comme si chacune d’elle n’était qu’un instantané d’un même mouvement. Intitulées « sèches-pleurs », elles symbolisent la standardisation des biens et des comportements, soit « une manière poétique d’explorer l’impact des stratégies marketing développées pour assujettir l’individu aux objectifs de consommation ». Né en 1980, Florent Lamoureux qui vit et travaille à Huismes en Indre et Loire est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Bourges (diplôme national supérieur d'expression plastique).

 

 

Andrée Muller

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