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Quand l’art animalier défend la planète

Posté le 09/10/2018

 

Du « Salon National des Artistes Animaliers » de Bry sur Marne du 17 novembre au 16 décembre à l’exposition « Sauvages » de l’Atelier Grognard à Rueil Malmaison du 28 septembre au 9 décembre en passant par le festival « Offcheval » de Saumur du 13 octobre au 4 novembre… différents évènements concomitants mettent l’accent sur un art animalier d’un genre nouveau. Cet art qui magnifie la nature et les animaux pour s’insurger contre les abus de la société de consommation bénéficie aujourd’hui d’un nouveau regard du fait de la modernité de son ambition : défendre la planète. Coup d’œil sur ce domaine de l’art qui veut réconcilier les relations qu’entretient notre société avec son environnement...

Plaidoyer en faveur du respect de la nature ? Craintes face au réchauffement de la planète ? Ou encore grand retour de l’image et du figuratif ?... C’est au croisement de ces différentes tendances qu’un art animalier aux intentions militantes prend aujourd’hui une importance de plus en plus grande. Les artistes qui en sont les acteurs utilisent des matériaux bruts ou de récupération, mélangent les cultures et les techniques, s’intéressent à toutes les espèces vivantes... De fait, ils inscrivent leur travail dans un nouveau monde où les relations entre la nature et les humains seraient enfin harmonieuses.

 

Des matériaux naturels.Associant nature et libre disponibilité, les sculptures en bois flotté de Laurent Llobetdonnent vie à des chevaux épris de liberté. Le travail de cet artiste qui aime autant les chevaux que l’idée de faire revivre des choses laissées à l'abandon est exposé par la galerie Esprit-Laque à Saumur du 12 octobre au 21 décembre dans le cadre du festival Artcheval.

 

 

Cheval en bois flotté de Laurent Llobet : « Hadès », sculpture inspirée du cheval à la herse de Pierre Louis Rouillard (1820-1881), hauteur : 0,90 m x largeur 0,87 m.

 

 

 

 

 

 

Des animaux anoblis. Pour agir en faveur de relations respectueuses de la vie entre la nature et les humains, Jean-Marc Chamardveut quant à lui redonner à travers son travail leur beauté et leur fierté aux animaux. Ainsi en est-il de son éléphant XXL sur tôle rouillée, qui est aussi le « Coup de cœur » du prochainSalon National  des Artistes Animaliersde Bry sur Marne (Hôtel de Malestroit). En tournée, les éléphants (quasi grandeur nature) de Jean-Marc Chamard seront successivement visibles dans plusieurs villes de France : à Aubenas, Vals-les-Bains, Privas, Chambery,… (voir icileur itinéraire).

 

 

Eléphant XXL de Jean-Marc Chamard, acrylique sur métal rouillé, 3m x 2m.

 

 

 

 

 

 

Du respect pour toutes les formes de vie. C’est un droit auquel s’attache Hélène Legrand. Parmi les œuvres présentées par l’exposition « Sauvages» à l’Atelier Grognard à Rueil Malmaison (jusqu’au 9 décembre 2018 ), les méduses d’Hélène Legrand attirent tout particulièrement l’attention : « (…) Je tente de «piéger» dans l’embuscade de la représentation ce qui est menacé de disparition du monde avec une nette prédilection pour les instances silencieuses (…) », écrit-elle en présentation de son travail d’artiste (voirici) sur le site web   FauneSauvage.fr. Cet espace d’information et de sensibilisation sur la faune sauvage présente, entre autres, le travail d’un grand nombre d’artistes animaliers contemporains.  

 

 

Hélène Legrand, « Méduses », 65X45 cm, encre de Chine et tempéra sur toile (crédit photo : dossier de presse de l’exposition « Sauvages »).

 

 

 

 

 

Par leur appartenance à la catégorie « art animalier », ces artistes peintres, sculpteurs ou photographes contemporains défenseurs de la planète s’inscrivent dans une discipline séculaire. Depuis la préhistoire, des artistes s’inspirent des animaux. Que ces derniers soient pour eux gibier, moyen de transport, outil de travail ou simple compagnon leur représentation artistique trace au fil des siècles l’évolution de la société à travers la place et le rôle donner aux animaux. C’est cette place que dénonce aujourd’hui un nombre de plus en plus grand d’artistes animaliers. Et c’est en cela qu’ils font de ce domaine artistique ancestral un outil pour améliorer notre futur.

 

Andrée Muller

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