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Apple et le robot Sphero

Posté le 02/03/2019

 

Une quinzaine d’enfants de 6 à 12 ans, des robots, des iPads… et c’est parti pour une heure d’initiation, de programmation et de jeux. Outre le fait d’être une bonne idée pour faire connaître ses produits, les laboratoires pour enfants organisés par le constructeur à la pomme dans différents Apple Stores du pays sont aussi une excellente occasion d’intéresser de façon très intelligente et ludique les jeunes à la programmation. Tel est notre très positif verdict après avoir participé à deux cessions du « Labo codage pour les enfants : course d’obstacles pour robot Sphero » avec un enfant de 9 ans qui n’avait jusqu’alors jamais pris en main un robot programmable. Immersion…

Premier avantage de la formule : les ateliers d’Apple sont gratuits et ouverts à tous. Il suffit pour réserver une séance de s’inscrire via l’application Today at Apple  téléchargeable à partir du site web du constructeur. Deuxième avantage : pas la peine de se munir de smartphone, tablette ou robot ni de télécharger telle ou telle application. Tous les matériels et logiciels nécessaires sont disponibles et prêtés sur place. C’est d’ailleurs comme cela que démarre l'atelier de codage pour les enfants : l’un des deux animateurs arrive avec une magnifique valise bleue, remplie de robots Sphero Bolt…

 

 

La valise contenant les robots qui sont prêtés à chacun des participants pour le temps de l’atelier.

 

 

 

 

 

 

 

 

En début d’atelier, la première réelle prise en main du robot est sa personnalisation avec la découverte de la fonction « animation de matrice » qui permet de s’approprier le Sphero en lui affectant des couleurs et des dessins spécifiques. Et par là même d’impliquer les enfants.

 

 

 

 

Le robot Sphero Bolt  est le dernier né des robots Sphero. Il se présente sous la forme d’une boule transparente de 7,3 cm de diamètre dotée d’une matrice lumineuse qui permet de le personnaliser ou d’identifier ses mouvements en changeant de couleur. Il peut atteindre une vitesse de 2,5 mètres par seconde ! 

 

Apprendre à programmer. Munis de leur robot personnalisé et de l’application de programmation Sphero Edu chargée sur leur iPad, les enfants découvrent, fonction par fonction, comment faire avancer, reculer, tourner, ralentir, accélérer, arrêter… leur robot. L’idée ? ne pas leur apprendre à piloter mais à programmer : l’iPad ne sert en aucune façon à télécommander le robot. La différence étant que dans le pilotage tous les mouvements du robot sont déjà programmés (et donc pré-pensés par d’autres personnes), alors que dans la programmation c’est l’enfant qui demande au robot d’exécuter telle ou telle action. Le but de l’atelier d’Apple est en effet d’apprendre à construire un algorithme de déplacement du robot.

 

A partir de là tout s’enchaîne : partant de la création du premier programme (sans oublier de lui donner un nom), les animateurs font découvrir au fil de l’eau les différentes fonctions de l’application Sphero Edu. Ils expliquent comment trouver une fonction à l’aide des onglets, comment sortir d’une fonction, comment ajouter les lignes de code les unes aux autres, comment construire un algorithme de déplacement de plus en plus sophistiqué en insérant des blocs de commandes… Ils donnent des indications sur les valeurs à donner aux paramètres (les vitesses ou les directions doivent se régler de façon particulièrement fine), préviennent des mauvaises habitudes : « On ne laisse pas des blocs qui ne servent à rien dans un algorithme ». Ils mettent aussi à mal certains poncifs en précisant par exemple « que l’on n’arrive jamais à réaliser un programme de A à Z parfait du premier coup, il faut changer des lignes de programme, améliorer des paramètres, faire des mises à jour… ». Mais aussi : « qu’un robot c’est bête comme un caillou. Il faut donc tout lui expliquer, y compris où est l’avant et où est l’arrière ».

 

 

Afin de laisser à chacune et chacun sa liberté de choix, trois parcours différents, parsemés d’obstacles et de virages, étaient matérialisés au sol. Pour faire réaliser à leur robot un ou plusieurs de ces parcours, les enfants devaient programmer successivement chaque segment en créant des lignes de code dans lesquelles ils devaient définir la direction à prendre (en degrés), la vitesse (en cm/s) et le temps (en secondes). 

 

 

 

Quelques remarques pour conclure. La première étonne, plutôt dans le bon sens : les filles représentaient à peu près un tiers des effectifs dans les deux séances auxquelles nous avons participé, soit un pourcentage bien supérieur à celui des grandes écoles d’informatique !  Deuxième remarque : rien n’empêche de participer plusieurs fois au même atelier. Pas d’effet répétitif. A l’écoute des enfants, les animateurs que nous avons observés adaptent leur prestation, aussi bien en ce qui concerne la découverte des différentes fonctions du logiciel que la difficulté des parcours à faire exécuter. Troisième remarque : les enfants se donnent des conseils entre eux que ce soit pour faire franchir un obstacle à leur robot ou prendre un virage au bon moment et au bon endroit, on retrouve nettement l’ambiance de coopération des tutoriels de type DIY (Do It Yourself). Enfin dernière remarque : qu’ils parviennent ou pas à faire franchir tous les obstacles à leur robot, et quel que soit leur âge, les enfants étaient intéressés par la finalité de leur action : construire le bon algorithme. L’iPad et le robot n’étant que les moyens d’y parvenir, n’en déplaise aux irréductibles pourfendeurs des « écrans » qui diabolisent toute tablette ou tout smartphone. 

 

Andrée Muller

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